Équipée d’une combinaison de motion capture, Charlie prête son corps à des avatars chargés d’incarner les fantasmes dans un monde virtuel. A travers un dispositif original de réalité virtuelle en direct, TOXXIC mêle performance et jeu vidéo pour explorer l’économie des désirs numériques. Une immersion troublante où émancipation, soumission, fragilités et consentement s’entrechoquent. Sur scène, TOXXIC déploie un dispositif où scène et métavers se confondent, suivant la trajectoire de Charlie, performeuse de fantasmes numériques. Dans ce dispositif, le public adopte une position de voyeur face à une chambre connectée, où Jennifer Gold incarne Charlie, tandis qu’Antoine Briot orchestre un duo VR avec un performeur client. Les désirs commandés révèlent progressivement fractures intimes et zones traumatiques. À mesure que les interactions se multiplient, les frontières entre jeu de rôle, mémoire et réalité se fissurent. Une création hybride qui questionne avec acuité les promesses d’émancipation et les formes d’aliénation propres aux mondes virtuels.