Au-delà des nombreux concerts qu’il donne à l’Auditorium, l’Orchestre national de Lyon et ses musiciens rayonneront sur de grandes scènes nationales et à l’étranger, tout en maintenant une présence dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
En citant la Veuve joyeuse de Lehár puis le V de la victoire selon le code morse, la Septième Symphonie de Chostakovitch raconte les souffrances de la guerre et célèbre ses héros. Le Vingt-cinquième Concerto de Mozart nous fait rêver d’un monde meilleur.
Une ville non seulement accueille la musique, mais peut même la transformer. « Mes Pragois me comprennent », aurait dit Mozart. Qu’il ait ou non prononcé cette phrase, les habitants l’ont chaleureusement accueilli à une époque où le public volage de Vienne semblait se lasser. Entre la reprise triomphale des Noces de Figaro et la création de La Clémence de Titus à l’occasion du couronnement de Léopold II, Mozart a notamment offert aux Pragois Don Giovanni , une symphonie et un concerto pour piano. Ce dernier rappelle combien le compositeur appréciait les instrumentistes à vent de Bohême, tout en réservant au soliste la plus raffinée des partitions : l’occasion de découvrir Inon Barnatan, pianiste passionnant trop rare en France. La musique peut aussi se mettre au service de la ville. Ainsi de la Symphonie « Leningrad » de Chostakovitch, diffusée suffisamment fort, dans la cité encerclée par l’armée allemande, pour donner courage aux assiégés et miner le moral de l’occupant. Extradé, le composit